O' Quotidien

La communication... difficile !

Aujourd'hui utilisons quelques informations trouvées dans "50 fiches de communication" (Jean-Paul Guedj)

"Commniquer" vient de communicare, et signifie "mettre en commun" d'une part, et "être en relation"(Petit Robert) d'autre part. Il y a donc une double perspective : 1/ mettre en commun, partager, échanger, et, 2/ entrer en relation.

 

Or, dans nos échanges, faut-il tout dire ?

La communication est affaire de négociation. Faut-il toujours tout communiquer ? ce que certains appellent la "méta-communication".

On sait l'importance de la vérité dans nos sociétés judéo-chrétienne - le mensonge est immoral. La communication n'est pas forcément une action, elle peut être passive, elle peut être inaction.

On sait d'ailleurs que toute vérité n'est pas bonne à dire - ne dit-on pas que la vérité peut blesser ?

On sait qu'on ne dit pas toujours la vérité, parce qu'elle peut être agression pour autrui, inacceptable. Tout est question de temps et de lieu. Il y a le "politiquement correct" quand, en plus, la vérité ne reflète pas un point de vue à un moment donné - donc toute relative.

On sait aussi parfois jouer avec les non-dits, ou les mensonges par omission. Sans compter l'importance des silences : en musique, le silence ne fait-il pas partie de la partition, pour mettre en valeur la mélodie et l'harmonie. Le silence est une respiration en musique, mais en communication aussi (il suffit de s'en convaincre lors d'un one-man show pour donner de l'effet aux bons mots qui précèdent).

 

Si on laisse de côté le silence ou l'omission de communiquer, on l'a vu précédemment (ici), le message entre émetteur et récepteur peut être difficile en raison du contexte (le "bruit", interne ou externe). Et le message peut donc être mal perçu en raison, certes de l'émetteur, ou du récepteur, mais aussi parfois en fonction de la difficulté du sujet.

La perception de ce que les autres reçoivent du message est parfois différente de ce qu'on voudrait qu'elle soit. Sans compter sur l'importance de la gestuelle, du non-verbal dirons certains.

Dans l'échange, il y aussi une part de nous que ce soit en tant qu'émetteur ou que récepteur. Il y a notre fatigue, notre stress, nos désirs, notre sourire, notre humeur, nos angoisses, nos émotions, etc.

 

Arthur Rimbaud écrivit : "Je est un autre".

En effet, notre communication dévoile aussi notre face cachée, une forme de communication inconsciente, que l'on ne contrôle pas toujours, ou pire, qu'on croit contrôlée. "Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux" disait René Char.

 

Le "ça" communique - ce "ça"qui, en philosophie-psychatrie, n'est ni le moi, ni le surmoi. Notre inconscient communique. Lacan disait à juste titre : "Ca parle".

La personnalité de l'interlocuteur nous parvient avec tout "ça" ! C'est aussi "ça" qui passe... ou pas ! indépendamment même de la maitrise que l'on a sur le sujet abordé.

 

Et pour illustrer cette inconscient qui nous échappe, autant finir sur une petite vérité qui nous provient d'un proverbe africain : "L'ombre du zèbre n'a pas de rayure".

 

C'est tout... pour aujourd'hui.



18/02/2014
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