Le « mes mots » du manager post-moderne (2)
Le mercredi, c'est l'article !
J'ai trouvé sur le réseau Viadéo un article intéressant, qui donne un petit lexique pour le manager de demain. Je le publie en deux parties. Voici la seconde.
L'article (suite) :
Kaléidoscope : La co-construction, la co-conception, la co-distribution, la co-maintenance, s’intensifieront pendant l’ère postmoderne. Tout naturellement, le manager postmoderne deviendra la force motrice de toute cette activité réticulée. La force motrice, mais aussi le garant de la cohérence et de la cohésion de ces ensembles kaléidoscopiques. Là où le manager moderne incarnait la notion de compétition, le manager postmoderne incarnera la notion de co-opération.
Liberté : le manager postmoderne réconciliera Liberté et Responsabilité. En effet, la liberté sans responsabilité c’est du laxisme et la responsabilité sans liberté c’est du harcèlement. Cette réconciliation enverra à toute l’entreprise et à ses équipes un message très clair : nous respectons ce que tu es, qui tu es et ce que tu fais. En retour, soyons en toutes circonstances libres et responsables !
Magnification : La magnification c’est la capacité du manager à transmettre à son équipe une vision sublimée de la mission ou du métier en redessinant le réel. Le manager postmoderne c’est celui qui est à la fois hors du commun et vrai ! C’est comme s’il devait imaginer le réel ! Etre à la fois hors du commun et vrai, voilà peut-être une définition très postmoderne du leadership pour ré-enchanter le quotidien !
Nomadisme : En période de rupture, nous vivons pratiquement tous un triple nomadisme en vivant quelque part entre l’ennui de la routine et la peur de l’inconnu, le besoin de raison et l’envie de passion ou encore le confort matériel et la pulsion spirituelle. Etre quelque part entre ces deux pôles est pour certains des errements regrettables. Pour le manager postmoderne, ce nomadisme sera souhaitable et indispensable pour vivre le réel d’une époque postmoderne dont le sens est de réconcilier ce que l’ère moderne avait soigneusement séparée (routine /inconnu, raison/passion, matériel/spirituel) sachant que l’harmonie est toujours un art conflictuel.
Opportunisme : L’ère postmoderne réhabilitera la notion d’opportunisme. Pour un manager postmoderne, être opportuniste signifiera avoir la capacité de faire converger mission et vocation. Cette convergence entre mission et vocation offrira cohérence, légitimité et noblesse à l’œuvre de chaque collaborateur. Faire coïncider sa vocation avec sa mission, voilà un opportunisme au service d’une logique économique et humaine.
Pilote : Le manager postmoderne aura, à l’image d’un excellent pilote un cap inflexible, un flair pour anticiper les bons et les mauvais coups et un œil aiguisé pour décoder l’environnement. Il sera donc déterminé, opportuniste (dans le bon sens du terme) et attentif !
Qualité : Le nombre et la quantité naissent toujours de la fragmentation, de la division, de la confrontation avec un étalon arbitrairement défini. Le qualitatif, quant à lui, naît d’émergences non additives, mais multiplicatives et synergiques. Voilà résumé le génie qui permet de passer du quantitatif au qualitatif.
Relier : Relier les choses qui ne le sont pas naturellement pour faire émerger quelque chose de nouveau est une des définitions de l’intelligence. Le manager postmoderne sera celui ou celle qui reliera des données pour construire une idée, des valeurs pour construire une éthique ou encore des hommes ou des femmes pour construire des réseaux, des communautés ou des tribus.
Synchronisation : Le postmoderne ce n’est plus travailler ou jouer, c’est jouer en travaillant. Le postmoderne ce n’est plus l’utile ou l’agréable c’est l’utile et l’agréable. Le postmoderne ce n’est plus la raison ou la passion : c’est la tète dans les étoiles et les pieds sur terre. Seuls les managers qui synchroniseront cette désintégration des codes conserveront une autorité aux yeux de leur collaborateur ou de leur équipe.
Tribu : Les managers postmodernes travailleront de en plus en plus en réseau voir en tribu au service de projets très engagés et de valeurs fortes. Le vrai patron à l’ère post moderne c’est le projet et les valeurs de la tribu, tout le reste n’est que bavardage. Frugalité oblige, ce projet, ce sera fromage ou dessert, beurre ou argent du beurre mais pas les deux !!! Cet art de la frugalité fera émerger à nouveau le sens du sacré et du vital.
Unicité: La vraie césure entre modernité et postmodernité est la différence essentielle qui existe entre l’unité et l’unicité. Alors que l’unité est fermée en elle-même, excluant la différence, la diversité, en bref l’existence de l’autre, l’unicité repose sur un assemblage harmonieux de l’hétérogénéité. L’unicité appliquée au management est donc la capacité du manager à passer de tous pareils à unique ensemble ! C’est en quelque sorte la magie de la tribu souvent composée de clones (unités) qui une fois unis deviennent, tous ensembles, uniques !
Vocation : Une des capacités majeures du manager postmoderne sera de faire converger mission et vocation. Cette convergence offrira cohérence, noblesse et légitimité à l’œuvre des collaborateurs. Faire coïncider mission et vocation occupera une place centrale dans l’économie de demain guidée par la réconciliation du travail et du jeu et de la vie personnelle et professionnelle.
Watt : Le management moderne reposait sur l’addition de cadencement individuel. Le management postmoderne reposera sur une résonnance collective. Les Watts postmodernes illustreront donc la capacité du manager postmoderne à se faire entendre en transformant les mélodies individuelles en une symphonie collective !
X : Cette simple lettre illustre la capacité du manager postmoderne à devenir un anonyme au service d’un projet qui le dépasse et l’englobe à la fois pour transcender les limites et les obstacles rencontrés sur son chemin. Le manager moderne avait pour habitude de se distinguer. Le manager postmoderne aura pour habitude de s’intégrer !
Yo-Yo : imprévisibilité oblige, les effets Yo-Yo des différentes ressources de l’entreprise vont s’accentuer ! Savoir gérer et traverser ses effets oscillants sans se désunir ni se décourager sera l’une des capacités les plus recherchées chez les managers à l’ère postmoderne.
Zigzaguer: Les longs fleuves tranquilles de l’ère moderne cèdent chaque jour un peu plus la place à des myriades de torrents turbulents et tumultueux. La visibilité cède la place à l’instabilité. Le permanent cède la place à l’effervescent ! La ligne droite ne sera donc plus forcément le chemin le plus court entre le point de départ et le point d’arrivée. Zigzaguer illustre donc la capacité du manager postmoderne à se faufiler entre les obstacles avec agilité et fluidité pour atteindre un objectif donné malgré les imprévus et les aléas !
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